Furtifs #4

AKI LUMI
Au delà de la Troisième Nature

Du 1er Octobre au 14 novembre 2021

Depuis les années 80, Aki Lumi construit une œuvre ambivalente, entre photographie, image numérique et dessin.  Utilisant tour à tour les procédés traditionnels argentiques, les outils de l’ordinateur, ou la règle, le compas et les ciseaux, il élabore ainsi des images qui intriguent de par leur complexité d’élaboration et d’expression. Les oeuvres présentées sont issues des séries « Fracto-graph » et « The Garden » fondées sur un clonage subtil entre l’organisation rigoureuse du jardin occidental et le chaos de la jungle amazonienne. Au cœur de cette confusion des apparences, perspectives et profondeurs semblent s’y dissoudre au profit de jeux de reflets, de lumières et d’ombres que n’aurait pas reniés Claude Monet.

Exposition du 1er octobre au 14 novembre 2021
Visites commentées et ateliers scolaires sur rendez-vous

Rencontre avec l’artiste le vendredi 1er octobre à 19h
suivie d’un moment convivial

> Diaporama et revue de presse

Espace d’art contemporain,
19 quai Amiral Meyer, Voûtes du Port 17200 Royan
Entrée libre, ouvert du mardi au dimanche de 14h à 18h

Contact pour renseignements :
association.echancrures@gmail.com     www.agence-captures.fr
Tel : 05 46 39 20 52 aux horaires d’ouverture ou au 05 46 23 95 91
akilumismall
Aki Lumi    The square building de la série « Fracto-graph » 
Painting, ink drawing, collage on canvas, 150 x 190 cm, 2019
Courtesy Galerie Françoise Paviot, Paris

>Visite virtuelle de l’exposition

LA TROISIÈME NATURE OU LA FIN DES ORIGINES (Extrait)

par Celeste Olalquiaga

Ce à quoi nous avons affaire ici n’est plus une seconde nature ni même une nature au second degré, dans laquelle nous pourrions toujours trouver une relation active entre nature et culture, mais plutôt une nature dont la valeur est tertiaire. Je voudrais en fait la présenter comme une troisième nature, afin de la distinguer de la première, sensorielle et organique, et de la seconde, qui devient sociale et culturelle tout en gardant l’idée de nature comme fondement. Dans cette troisième nature, ce que nous trouvons est une manipulation de la nature qui n’a pas d’autre présence culturelle qu’elle-même : ici, l’instrument technologique a atteint une telle perfection qu’il reste invisible, il ne fait pas partie du corps comme dans la seconde nature, il ne laisse aucune trace de son action. Au point que cette troisième nature peut facilement être prise à tort pour la première : qui sera capable de distinguer un clone de sa source originelle ?

Cette troisième nature, qui rend obsolète le cyborg (mi- humain, mi-robot) autrefois révolutionnaire, ne devrait pas être considérée négativement, comme s’il s’agissait de la fin de l’humanité. À l’inverse, la troisième nature peut être accueillie comme une occasion de repenser ce sur quoi l’humanité doit se construire, surtout lorsque nous constatons qu’après trois mille ans de soi-disant civilisation, les êtres humains se détruisent entre eux avec plus de fureur que jamais, ce qui nous distingue radicalement des autres espèces animales de la planète, beaucoup plus soucieuses de leur propre survie.

Traduit de l’anglais par Agathe Lebelle

Revue de presse :

(ouvrir les liens dans un nouvel onglet pour une meilleure lisibilité)

Sud-Ouest – 12 Novembre 2021

Junkpage N°86 Novembre 2021

Sud-Ouest – 2 Octobre 2021

 

>Formation au Commissariat & montage d’exposition
Auprès des étudiants du Master Direction de projets audiovisuels et numériques, Université de La Rochelle